Spider-Man Blue

Bonjour !

En ce dimanche 14 février, j’ai eu envie de proposer quelque chose d’un peu spécial. Il y avait ce comics que j’aime relire régulière et dont j’avais envie de parler à un moment. J’ai finalement réalisé qu’en parler aujourd’hui serait tout à fait approprié.

Spider-Man Blue est un comics Marvel sorti en 2002 et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne va pas raconter l’histoire de Peter Parker contre un super vilain. Non, ici l’histoire va tourner autour de souvenirs très forts de ce héros.

« Good follows bad. Kind of amazing. »

Les premières pages s’ouvrent sur Peter s’élançant dans les hauteurs de New York de nuit, comme à son habitude. En ce jour de Saint Valentin, il tient toutefois à partager un souvenir qui lui est très cher. En un sens il résume sa vie : « les choses doivent aller très, très mal avant qu’elles ne puissent être bonnes ». Pour les lecteurs habitués de Spider-Man, c’est effectivement un schéma connu, l’alternance de bons et de mauvais moments dans la vie personnelle de Peter.

Mais vous n’avez probablement pas envie d’une histoire déprimante et je vous rassure ce n’est pas le cas ici. Ce comics Spider-Man Blue va nous livrer une histoire magnifique. Le plus étonnant étant que cette histoire n’est finalement que la reprise de quelques vieilles aventures de Peter Parker dans des comics datant des années 70. Au bout du compte, aussi bien pour les connaisseurs de l’histoire originelle que pour les nouveaux venus, l’émotion est très forte à la lecture de ces pages.

Peter Parker, alors qu’il arpente les sommets urbains, commence le récit ainsi : « Ton nom était Gwen Stacy. Le mien est Peter Parker. Ceci est l’histoire qui conte comment nous sommes tombés amoureux. » Je vous avouerai qu’à ces simples mots, je me sens déjà emporté par l’émotion. La relation entre Peter et Gwen avait fait chavirer mon coeur d’adolescent à l’époque et trouver une histoire qui va nous rappeler cette relation m’a fait revenir à l’adolescence.
Si vous ne connaissiez pas cette histoire (oui vous là, ce message est pour vous), vous allez embarquer pour un très beau voyage.

« Hello, Gwen, my funny Valentine. »

Pour la Saint Valentin, Peter Parker a pris l’habitude de venir déposer une rose chaque année au même endroit : au sommet d’un des piliers du Georges Washington Bridge (si un jour je vais à New York, je passerai obligatoirement me recueillir sur ce pont). C’est ici qu’il a perdu la personne avec qui il pensait passer le reste de ses jours.
Une rose déposée, un hello envoyé dans l’air, Peter repart avec les souvenirs d’une Gwen souriante.

Comme il le disait, avant que tout aille bien, il faut que tout aille vraiment très mal. En l’occurrence, du très mal version Green Goblin (son arch-némésis et accessoirement père de son meilleur ami) connaît l’identité secrète de Spider-Man et a l’intention de tuer toute sa famille. Même si notre héros s’en est sorti et a pu reprendre le cours normal de sa vie extraordinaire, la situation était assez alarmante et ce fut là l’une des épreuves les plus périlleuses qu’il ait eu à vivre jusque là.

C’est donc après cet événement terrible que tout a commencé. Un regard, un coup de foudre. Le meilleur était à venir.

« Just because I had Spider-sense doesn’t mean I had common sense. »

Ainsi épris, Peter Parker se demandait comment il pouvait séduire cette fabuleuse Gwen alors qu’il passait ses nuits sous les traits de Spider-Man à affronter une horde de super vilains dans des combats qui ne laissaient pas son corps indemne.
Le destin a voulu jouer encore un peu en rajoutant un élément au jeu pour pimenter la partie : Mary-Jane Watson.

Spider-Man venait de se faire attraper dans les mailles d’un triangle amoureux. Peter Parker, très poli et cherchant toujours à rester à sa place était pris entre celle dont il était fou : Gwen Stacy, enjouée mais réservée, et la nouvelle arrivante : MJ Watson, exubérante et prenant les devants en toute circonstance. Surtout, l’arrivée de Mary-Jane se faisait alors que Peter ne savait toujours pas commencer faire connaître ses sentiments à Gwen.

Le passage le plus amusant de ce triangle est, pour moi, lorsque Peter est au fond de son lit, cloué par la fièvre, et qu’il reçoit la visite de deux demoiselles. Gwen et MJ se lançaient de vraies piques afin de gagner les faveurs du malade. Et Peter, voyant par la fenêtre que son ennemi du moment, le Vulture, manigançait encore quelque chose, dût se résoudre à leur demander de le laisser pour qu’il puisse « se reposer ».

« The decision was never mine to make. »

Au-delà de ces petits moments un peu embarrassants, j’ai toujours été touché par la manière dont Peter Parker se rapprochait petit à petit de Gwen. Sans vraiment savoir ce qu’il faisait. Juste naturellement. MJ était toujours là, toujours entreprenante mais la magie entre les deux opéraient déjà.

Et au milieu de tout cela, il se demandait à quel point la vie de Spider-Man avait empêché Peter d’être réellement avec Gwen.
Finalement, comme cela devait arriver, c’est Gwen qui s’est lancée, dans une scène admirable de beauté, lui demandant s’il voulait être son Valentin…

« That’s when you had me, Gwen Stacy. All of me. »

Les dernières pages de ce comics sont les plus touchantes, celles qui m’arrachent les larmes à chaque fois. Fin des souvenirs, Peter est de retour au présent pour évoquer combien la mort de Gwen Stacy lui a fait se poser des questions. Comment ce mal, terrible mal, pouvait donner un bien par la suite… Peter n’était pas le seul à avoir perdu quelqu’un, Mary-Jane aussi a souffert de la perte de Gwen. Le temps faisant son oeuvre, cette perte les aura fait tous les deux évoluer et s’ils n’oublient pas qui elle était, Gwen a permis de rapprocher Peter et Mary-Jane pour qu’ils finissent par se marier.

Mary-Jane arrivera pendant quelques instants pour réconforter Peter en lui soufflant quelques mots avant de le laisser terminer, seul.

« Tell Gwen I miss her, too… »

Cette histoire se termine sur les dernières pensées de Peter, émouvantes. Je me retrouve à sourire tout en sentant le flot des larmes.

 

J’espère que cette petite chronique vous aura plu, j’ai en tout cas aimé la partager. Je ne rends pas assez hommage à la qualité de ce comics, il est vraiment très bien écrit. Pour moi qui suis habitué principalement aux aventures de super-héros, cette histoire-là centrée sur les sentiments m’a réellement transporté.

Même si je vous ai raconté les grandes lignes de l’histoire, j’aimerais vous recommander de le lire. Au-delà du récit, c’est avant tout la manière par laquelle il est raconté et les émotions qu’ils provoquent qui rendent ce comics inoubliable à mes yeux.

Sur ces dernières paroles, je vais retourner lire les histoires de Gwen Stacy, car elle me manque terriblement aussi…

« I feel blue. »

 

 

3 réflexions sur “Spider-Man Blue

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