Introduction à l’Univers Étendu de Star Wars

Bonjour à vous qui passez en ces pages. Si mes talents de télépathe ne sont pas usurpés, vous souhaitez découvrir ce qu’on appelle l’Univers Étendu de Star Wars. Je dois avouer être très heureux de cette proposition car c’est un sujet que j’apprécie beaucoup et je vais donc tâcher de répondre aux interrogations que vous pourriez avoir (on verra bien si mes talents de télépathe sont aussi bons qu’on me les a vendus).

Commençons par définir ce terme : que signifie « Univers Étendu de Star Wars » ? Star Wars c’est d’abord un film devenant ensuite une série de films mais c’est surtout un univers riche et inconnu qui ne demandait qu’à être exploré et l’on peut dire qu’il l’a été, de manière assez exhaustive. C’est cette exploration, au-delà des films, qui constitue l’Univers Étendu ; toutes les histoires racontées par d’autres supports que les films (et que les séries télé qui arriveront plus tard). Nous pouvons ainsi compter de nombreux romans, comics, jeux vidéo et autres supports, permettant d’étendre l’Univers Star Wars tel qu’on a pu le connaître dans les films.
L’Univers Étendu va de fait pousser la chronologie bien au-delà des événements présentés dans les films, il s’étend désormais sur plusieurs millénaires. Le point 0 de cette chronologie est la bataille de Yavin IV lors de l’Episode IV, les récits les plus anciens se déroulent environ 25000 ans avant et les plus avancés vont jusqu’aux alentours de 140 ans après.

 

Épisode 1 : La naissance en tomes

Jabba

Jabba avant sa transformation

Pour détailler comment l’Univers Étendu (que nous appellerons UE pour la suite, c’est plus sympa) est né, retournons dans le temps et rendons-nous au 25 mai 1977. C’est ce jour-là que sort au cinéma Star Wars (qui n’est, en ce jour, pas encore sous-titré A New Hope). À ce moment, la novélisation du film est déjà disponible en librairie, depuis décembre 76. Il y a également les débuts du comics Star Wars créé par Marvel dont le premier numéro apparait le 12 avril 77. Le comics raconte l’histoire du film sur ses six premiers numéros. Ces deux supports offriront quelques nouveaux détails par rapport au film, comme par exemple dans le numéro 2 du comics la première représentation de Jabba The Hut (à ce moment-là Hut s’écrit avec un seul T, c’est à partir de l’Episode V que Hutt prend deux T), un Jabba qui n’avait alors rien à voir avec la créature que l’on connaîtra par la suite, comme vous pouvez le voir sur l’image pas loin. Ce même numéro 2 présente d’ailleurs la scène de la rencontre entre Han Solo et Jabba dans le hangar sur Tatooine, bien avant qu’elle ne soit ajoutée au film.

Néanmoins, même si le film n’est pas le seul medium à présenter Star Wars, le roman et le comics racontent la même histoire que le film ; l’univers Star Wars n’a donc pas encore commencé à être étendu. Il faut attendre le numéro 7 du comics de Marvel pour commencer à explorer cette galaxie très, très lointaine après les événements du film. Peu après arrivera le premier roman à l’histoire originale : Splinters of the Mind’s Eye, écrit par Alan Dean Foster à qui l’on doit déjà la novélisation du premier film (et détail amusant, la seule autre novélisation dans l’univers Star Wars qu’il écrira sera celle de l’Episode VII). Pour l’anecdote, l’histoire de ce roman est tirée de scripts écrits par George Lucas et non utilisés.
Ça y est, l’Univers Star Wars a commencé à être étendu au-delà des événements des films ; ainsi sont posées les bases d’un très grand voyage (bases qui, il faut l’espérer, ne seront pas détruites par l’Empire et son Etoile Noire). La série des comics Star Wars sera publiée pendant 8 ans, au passage elle sauva plus ou moins Marvel car en cette fin des 70s les autres ventes n’étaient pas bonnes pour les autres comics du groupe. Empire Strikes back est illustré sur les numéros 39 à 44. Return of the Jedi, quant à lui, a droit à une mini-série à son nom, hors de la série principale (même si celle-ci tient forcément compte de l’histoire du film). Du côté des romans, ça reste encore timide au début, il faut attendre les années 90 pour que les romans Star Wars deviennent une part importante de l’UE.

Mais avant cela, un nouveau chapitre s’ouvre en 1987 avec le jeu de rôle Star Wars. Les livres de règles de ce jeu de rôle sont remplis de nouveaux détails sur des pans inexplorés de l’univers, en plus de réunir les éléments déjà connus. Ces livres deviennent alors la première référence de l’UE, celle sur laquelle LucasArts s’appuie à l’époque pour continuer à faire évoluer l’ensemble. Ainsi, les auteurs de romans qui commencent leurs récits à cette période reçoivent ces livres du jeu de rôle pour leur servir de guide sur ce qui est en place dans l’UE.

 

Épisode 2 : L’attaque des romans

220px-HeirToTheEmpireAu début des années 90, de nouveaux développements arrivent. Les premiers jeux vidéo originaux (avec la série des X-Wing) font leur apparition. De nouveaux comics sont également créés, cette fois par Dark Horse (qui a repris les droits). Côté romans, la première oeuvre marquante fait son entrée, la trilogie de romans écrite par Timothy Zahn : Heir to the Empire, connue en France sous le nom « Croisade Noire du Jedi Fou ». Cette trilogie de romans est présentée comme les épisodes 7 à 9 (même s’ils ne portaient pas ce nom). Ces livres sont d’ailleurs considérés comme le meilleur point d’entrée pour qui veut découvrir l’UE. Avant ces trois romans, la qualité des publications littéraire n’était pas vraiment au rendez-vous mais cette sortie changera réellement les choses et les romans qui suivront seront de bonne qualité (dans leur ensemble car il y a encore quelques déceptions, comme par exemple ce livre dans lequel Luke fait tellement d’introspection qu’il va mettre 10 pages complètes à monter une simple échelle, il faut croire qu’être Jedi rend certaines tâches plus compliquées).

Pendant que l’UE continue à être développé, il y a une contrainte très importante qui est imposée par LucasArts : rien ne doit être écrit pour ce qui précède l’Episode IV. Il y a eu tout de même quelques entraves à cette règle mais ce sont d’un côté des récits se déroulant plusieurs millénaires avant les événements de la trilogie Star Wars, de l’autre côté des aventures un peu intimistes se déroulant très peu avant les films (par exemple les histoires de la jeunesse de Han Solo). Ainsi toute l’histoire de la galaxie depuis mille ans avant A New Hope sera vierge (exception faite de quelques très rares détails dévoilés dans les livres de jeu de rôle mais qui sont extrêmement minimes). Vous vous en doutez, l’idée d’alors était de laisser le champ parfaitement libre pour le moment où il soit possible de réaliser les films des Episodes I-II-III.

 

Épisode 3 : La revanche des Cycles

Avant d’en venir à la prélogie, on commence tout de même à avoir une chronologie d’événements commençant à prendre de la place : la chute de l’Empire ramène la démocratie dans la galaxie et on suit comment une nouvelle République va arriver. Dans ce contexte, nous observons l’évolution des personnages découverts dans les films (les personnages principaux bien sûr mais aussi des personnages secondaires, par exemple Wedge Antilles le seul pilote à avoir survécu aux attaques des deux Death Stars) et nous voyons également arriver quantité de nouveaux personnages, tel Corran Horn, un nouveau pilote de X-Wing, ayant d’ailleurs droit à un roman lui étant dédié, chose très rare à ce moment pour un personnage créé hors des films.
Dans ces récits se déroulant après l’Episode VI, on découvre également une toute nouvelle génération de personnages qui naissent sans avoir connu l’Empire, notamment quelques enfants de héros (Jaina et Jacen sont des noms qui feront frémir tout fan de l’UE). Ce passage générationnel est d’ailleurs très intéressant à suivre.

Vector_Prime_CoverDans ces conditions, avec deux générations de personnages, nous découvrons l’une des étapes les plus importantes de l’UE (si ce n’est la plus importante). La maison d’édition en charge des romans Star Wars décide de profiter de tout ce contenu pour créer le premier gros cycle de livres : le New Jedi Order (que l’on appellera le NJO). Les précédents romans qui racontent les événements après la chute de l’Empire sont soit autonomes, soit en petite série (par deux, trois, ou quatre). Le cycle du NJO bouleverse donc ce qui se faisait auparavant. Douze auteurs en tout contribuent sur ce cycle dont le premier tome, Vector Prime, parut en 1999. Le résultat est magistral (et je voudrais crier chaque jour qui passe combien avoir lu ces romans fut inoubliable). Nous avons là une grande qualité d’écriture sur chaque tome, une histoire très cohérente de bout en bout et surtout un récit incroyablement prenant et bien plus sombre que ce à quoi on pourrait s’attendre. Je consacrerai probablement un article au NJO mais il faut en tout cas savoir que c’est l’un des passages les plus importants de l’UE.

1999 est également l’arrivée au cinéma d’un nouveau film Star Wars. Ce sera ainsi une très grosse période pour l’UE car en plus du NJO qui reçut un excellent accueil (ce qui est plus que mérité mais je crois que je commence à me répéter), la période d’avant l’Episode IV commence petit à petit à se remplir. De nombreux récits sont publiés pour accompagner les nouveaux films.
Je ne peux pas parler de l’UE sans évoquer la personne ayant le plus d’importance sur la cohérence de l’univers, à savoir Leland Chee, le « keeper of the Holocron ». Le Holocron est la base de données interne qui recensera toutes les informations officielles de l’univers Star Wars. Le keeper of the Holocron a donc pour rôle de garantir la cohérence entre toutes les oeuvres, quels que soient leurs supports. Toutefois, George Lucas souhaitant garder toute liberté créative ne regarde pas ce qui est fait dans l’univers Etendu (la seule exception étant le nom de Coruscant venant d’un roman de Timothy Zahn). On assiste alors à quelques contradictions entre les films et certains récits écrits précédemment, par exemple dans un roman post-Episode VI il est écrit que les clones sont créés en quelques semaines mais dans l’Episode II on découvre qu’ils mettent plutôt 10 ans. Pour conserver toute la continuité en place depuis le premier film, une « échelle de canonicité » est mise en place à cette période.
Tout en haut de l’échelle, nous trouvons les films Star Wars : tout ce qui est dans les films est la vérité du canon. Sous les films se trouvent les séries télé Clone Wars (et désormais la série télé Rebels) arrivant après l’Episode II et qui furent sous la supervision de George Lucas. Le reste des œuvres de l’UE est placé ensuite, ce qui signifie que si un élément d’une de ces œuvres contredit ce que l’on peut voir dans un film ou un épisode des séries, cet élément n’est pas canon (par exemple le temps de développement des clones). Cela peut sembler compliqué au premier abord mais il faut savoir que les œuvres se chevauchent très rarement, ceci n’entrave donc aucunement la compréhension des différentes histoires.

Darthplagueis-coverAprès la sortie de l’Episode III, l’UE est alors très dense et couvre une chronologie très large. Tout cet univers va continuer à s’étoffer de plus en plus vite. Les projets de romans et de comics sont de plus en plus nombreux, avec toujours une grande qualité, comme par exemple Darth Plagueis, nous contant la relation entre Darth Sidious et son maître Sith, l’un des tous meilleurs romans de l’univers. Le fan avide d’en savoir plus a de quoi faire, tandis que le néophyte qui désire découvrir l’UE a pour lui de nombreuses œuvres qu’il peut lire immédiatement. Chaque période de la chronologie se voit ainsi développée, notamment après le fabuleux NJO qui fera place à deux nouveaux cycles (Legacy of the Force et Fate of the Jedi) pour prendre la suite des aventures de tous ces personnages (et si je n’avais pas peur de spoiler, je vous parlerai bien de quelques-uns de ces personnages). Ces deux cycles nous proposent des passages toujours aussi marquants, la période de l’après-NJO se poursuit ainsi sur un très bon rythme et même si l’on peut considérer la qualité d’ensemble un peu moins bonne que pour le NJO (en même temps il avait placé la barre si haut), l’ensemble reste encore très grand.

 

Épisode 4 : Un nouvel UE

2012 : Disney rachète Lucasfilm dans le but de récupérer Star Wars et tout ce qui s’y rattache. L’idée derrière est de relancer de nouveaux films, se servir du modèle qu’ils appliquent avec Marvel, et ainsi faire vivre la franchise Star Wars au cinéma pour qu’elle soit encore plus présente. Alors que le premier de ces nouveaux films est prévu pour faire suite plusieurs années après l’Episode VI, l’UE mis en place depuis des années entrave ce nouveau film. La décision va donc être prise de faire sortir du canon toutes les œuvres hormis ce qui a été supervisé par George Lucas, c’est-à-dire les films et les séries télé. Tout l’UE est ainsi déplacé dans un univers « parallèle », nommé Legends. En conséquence, les parutions dans cet univers Legends sont terminées à partir de ce point, ce qui veut donc dire que les récits en cours, par exemple l’arc narratif post-NJO, resteront en l’état et ne pourront avoir leur conclusion (mon cœur de lecteur se fait torturer depuis chaque jour car il ne connaîtra jamais le sort réservé à certains personnages auxquels je me suis tellement attaché).

Nous assistons donc à la fin de l’UE tel qu’on le connaissait et la naissance d’un nouvel UE pour encadrer les anciens films et accompagner les nouveaux. Le premier roman à sortir est alors Tarkin, par James Luceno (auteur de plusieurs autres très bons romans Star Wars dont Darth Plagueis). Ce premier livre est plutôt de très bonne qualité, même s’il ne vaut pas les meilleurs livres de Luceno. Il avait été écrit pour continuer l’ancien canon mais est finalement rattaché au nouveau canon car rien ne l’empêchait d’y figurer.
Les romans suivants en revanche sont écrits dans l’optique du nouveau canon. On a ainsi des romans réunis sous la catégorie « Journey to the Force Awakens » qui, même s’ils restent séparés les uns des autres, préparent donc le terrain pour l’arrivée du nouveau film. La qualité est ici assez inégale et vraiment éloignée de ce qui se faisait dans l’univers Legends. Il faudra probablement du temps à ce nouveau canon pour qu’il se développe un peu plus et que l’on ait de nouveau une qualité d’ensemble à la hausse.
Côté comics, en 2015 Marvel a récupéré la licence Star Wars après la fin du contrat avec Dark Horse, histoire que tout revienne chez Disney. De nouvelles séries ont ainsi démarrées, elles se concentrent principalement sur l’après Episode IV plus une mini série sur l’après Episode VI. Pour ces séries, on a dans l’ensemble une bonne qualité, quelques séries sont en-dessous mais dans l’ensemble c’est très bon.

Néanmoins, même si ce nouveau canon manque encore de contenu (surtout par rapport au Legends), il a vraiment changé les événements se déroulant sur la même période de la chronologie Star Wars qu’on connaissait de l’univers Legends. En soit, cela peut paraître normal mais il y a aussi une certaine déception par rapport à tout ce contenu que l’on a pu apprécier et que l’on doit mettre de côté d’une certaine manière. Obi-Wan répondrait que c’est une question de point de vue.

Ce qu’il faut donc retenir aujourd’hui c’est que l’Univers Étendu est reparti de zéro avec ce nouveau canon. L’ensemble est donc assez neuf, avec une qualité pas encore au niveau, mais qui devrait se développer suffisamment vite pour, il faut l’espérer, apporter du contenu bien plus attirant. Quant à l’Univers Legends, il regorge d’œuvres que l’on peut recommander à tout fan de SF et encore plus d’œuvres pour les fans de Star Wars qui aimeraient découvrir plus que les films ; il faut toutefois garder à l’esprit que cet univers-là est voué à être mis en retrait et probablement disparaître. Il est d’ailleurs intéressant de voir des similitudes entre certains éléments de l’Episode VII et ceux écrits pour l’Univers Legends, même s’ils ne sont pas liés.

J’espère en tout cas que cet article vous a plu et si vous désirez savoir comment plonger dans l’Univers Étendu (que ce soit le nouveau canon ou l’univers Legends), ce sera le sujet du prochain article.

11 réflexions sur “Introduction à l’Univers Étendu de Star Wars

  1. LadyButterfly dit :

    J’ai lu à ça il y a longtemps, des romans de l’UE. Je ne les ai pas gardés (mon frère qui est aussi un grand fan de Star Wars, les a chez lui). Ce qui est impressionnant quand on aime la SF ou la fantasy, ce sont les noms des auteurs: Barabara Hambly, Timothy Zahn, Walter Jon Williams, R.A Salvatore et j’en passe….., qui ont signé des romans.

    • Lost in Chapter 13 dit :

      Oui, il y a eu de grands auteurs pour écrire dans cet univers. Encore que pour Barbara Hambly, elle n’est pas très, très appréciée des amateurs de Star Wars car les deux livres qu’elle a écrits ont été mal reçus, à la fois pour des problèmes de continuité mais également de style.

      • LadyButterfly dit :

        ça peut se comprendre, Hambly est à mon sens un peu + une auteure fantasy – et on sait que, parfois, entre SF et fantasy, les amateurs des différents genres peuvent être – comment le dire avec tact? ^^ – un peu fermés. Alors, quand on touche à un univers en particulier (fandom Star Wars, dans ce cas), l’ouverture est encore plus mince….. Arf, il en faut pour tous les goûts ^^

  2. Charmant-Petit-Monstre dit :

    J’ai commencé à lire cet article avant de commencer le nouveau que tu viens de publier et j’ai une petite question : Pour lire le New Jedi Order, faut avoir lu quels livres avant pour ne pas être complètement largué ?

      • Lost in Chapter 13 dit :

        Voilà, avec le nouvel article tu auras tes réponses. C’est quand même bien foutu tout ça. 😀
        Pour répondre tout de même, le New Jedi Order peut se lire directement sans se sentir largué (les séries suivantes en revanche partent du principe que les lecteurs ont lu le NJO). Mais à mon sens, on passe à côté de beaucoup de choses si l’on procède ainsi, c’est pour ça que je recommande très chaudement certains romans avant de plonger dans l’aventure NJO.

  3. Le Roy Dit Nous Voulons dit :

    Je me plonge dans tes articles SW. En commençant par celui-ci !
    Déformation de prof d’Hist-Géo : je lisais Union Européenne au début au lieu de Univers Étendu. Mais ça y est, j’ai enregistré maintenant.

      • Le Roy Dit Nous Voulons dit :

        Oh oui, je comprends tout à faite que l’inverse peut porter à confusion aussi.
        Ceci dit, la politique actuelle est bien plus complexe que l’UE de SW j’crois.

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